L’administration des bastides

Il était prévu dans les chartes de franchises que la bastide soit dotée d’une administration municipale représentant les habitants et prenant en compte les intérêts de la communauté.

Le bayle

Désigné par les fondateurs, il représentait l’autorité royale ou comtale et devait se charger de la justice, de la gestion et de l’administration de la bastide en respectant les franchises des habitants.

Comme un précepteur, il recevait les différentes taxes et les impôts qu’il reversait aux fondateurs.
Il partageait avec les autorités municipales le rôle de juge de la bastide et en tant que tel, il ne devait accepter aucune bonification des habitants.
Des jurés pouvaient l’aider dans ses tâches. Choisis par le bayle, ils faisaient partie des prud’hommes de la ville et étaient chargés de la justice et de la police.

L’administration des bastides a toujours été très méticuleusement codifiée par des textes.

Le consul

Le seigneur qui fondait la bastide nommait six consuls, en place pour un an. Leurs successeurs étaient, soit nommés par les habitants, parmi les notables de la ville, soit désignés par leurs prédécesseurs.

Ils s’occupaient de l’administration de la bastide. Leurs pouvoirs et leur rôle, limités au début, se développèrent grandement dans la seconde moitié du 13ième  siècle.
Au départ, seul le bayle était décisionnaire, au nom du roi ou du comte qu’il représentait. De cette manière, les fondateurs gardaient le contrôle et, tout en attirant des  habitant par des avantages de liberté personnelle, ils pouvaient limiter la liberté collective qui aurait pu entraîner une remise en question de leurs bénéfices et de leur statut.
Cependant, l’autonomie des bastides et la liberté individuelle des habitants jouèrent en la défaveur de ce pouvoir centralisé, et ceci fut vraiment positif pour les communautés citadines.

Toutes les bastides ne connurent pas la même réussite. Certaines sont des préfectures comme Carcassonne ou Montauban, d’autres n’existent plus aujourd’hui, d’autres sont des hameaux…
Mais la grande majorité de ces bastides sont aujourd’hui des chefs-lieux de cantons du grand Sud-Ouest, et continuent à transmettre leurs richesses et leur histoire.

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