Hautpoul

Le village médiéval d’Haupoul se trouve sur un piton rocheux, au-dessus de Mazamet, lieu de passage stratégique pour accéder à la Montagne Noire.
Il est cité dans les archives dès 930.

 

Le château
Le château primitif aurait été fondé en 413 par Atauf, le premier roi Wisigoth.
Hautpoul est mentionné dans les textes dès 1084.
Convertie au catharisme, la citadelle est assiégé et incendiée en 1212 par les troupes de Simon de Montfort .
Le château fut certainement reconstruit puisqu’il fut cité pendant les guerres de Religion durant lesquelles il fut, tour à tour, aux mains des catholiques et des protestants.
En 1574, il appartient aux protestants.
Le château est abandonné jusqu’en 1993 – 2000 ; la ville de Mazamet devient propriétaire du château et entreprend des travaux de restauration.

 

L’église Saint-Sauveur d’Hautpoul
Elle est citée la première fois en 1222, dans le testament d’Arnaud Raymond.
En 1253, Jourdain de Saissac la nomme Saint-Sauveur d’Hautpoul.
L’église détruite en 1574, lors des guerres de Religions, est en ruines aujourd’hui.

Castres

Castres, située au sud du Tarn,  tire son nom du latin « castras » qui signifie « place fortifiée ».
En fait, l’origine de la ville date du début du IXe siècle, elle s’est développée à proximité de l’abbaye Saint-Benoît, fondée sur la rive droite de l’Agout.
Elle devient une étape importante sur la voie d’Arles du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, grâce aux reliques de Saint-Vincent conservées dans son abbaye.

En 1074, l’abbaye passe sous l’autorité de celle de Saint-Victor de Marseille.

Dès le XIIe siècle, Castres est considérée comme la seconde ville de l’Albigeois, après Albi et grâce à une charte libérale accordée par la famille Trencavel, elle est autorisée à se gérer avec un conseil de consuls.
Pendant la croisade contre les Albigeois, la ville se soumet à Simon de Montfort.

En 1317, le pape Jean XXII érige Castres comme évêché, il en sera ainsi jusqu’en 1790.

Durant le XIVe siècle, la ville est fortement éprouvée,  par les épidémies de peste entre 1347 et 1348,  et les chevauchées du Prince Noir (Edouard Plantagenêt) pendant la guerre de Cent Ans.
Au cours des guerres de Religion, Castres devient une place-forte du protestantisme, ceci entraine la destruction de nombreux édifices conventuels.
Une fois la paix retrouvée, l’activité économique reprend et notamment le commerce de la fourrure, du cuir et de la laine.
La nouvelle Réforme Catholique a pour conséquence la construction de plusieurs couvents, d’un nouveau palais épiscopal et d’une cathédrale.

C’est en 1595 qu’Henri IV établit à Castres la Chambre de l’Edit du Parlement de Toulouse. Il s’agit d’un tribunal, composé du même nombre de catholiques et de protestants, chargé de juger les affaires impliquant des protestants.
Elle sera supprimée par Louis XIV en 1679.

En 1670, la Chambre de l’Edit est déplacée à Castelnaudary, ce qui mécontente  les castrais pour lesquels le départ des avocats et des plaignants représente une perte considérable de revenus.

Le 18 octobre 1685, Louis XIV révoque l’Edit de Nantes, de nombreux protestants en souffrent et préfèrent s’exiler.

De nouvelles épidémies de peste viennent frapper la ville en 1720 et 1721, et un incendie en 1724.

En 1758 Castres perd sa charte libérale octroyée par les Trencavel au XIIe siècle.

De 1762 à 1771, c’est l’affaire Sirven qui fait connaître la ville à la France entière. Les époux Sirven, protestants, sont accusés d’avoir tué une de leurs filles qui, d’après certains catholiques castrais, voulait se convertir au catholicisme. Le couple parvient à quitter la France et continue à clamer son innocence, mais il est condamné à mort par contumace.
En 1766, Voltaire, d’autre part engagé dans l’affaire Calas, se pose en défenseur de la famille Sirven. Après un nouveau procès, les époux Sirven seront acquittés et réhabilités en 1771.

Sous la Première République (1792 – 1804) les exécutions par la guillotine avaient lieu à l’emplacement de l’actuelle Halle aux Grains, place de l’Albinque.

La ville qui avait été déclarée préfecture du département du Tarn en 1790 devient sous –préfecture en 1797, au bénéfice d’Albi.

Au XIXe siècle, Castres connaît un développement économique considérable grâce à  l’industrie textile. Dès 1815, le premier moulin à laines mécanisé est mis en place ; vers 1860  il y a cinquante moulins dans lesquels travaillent trois mille personnes.

La faïencerie de Castres date de 1820.

C’est à la fin du XIXe siècle que se développe l’industrie de construction mécanique qui fera de Castres un important arsenal militaire durant la première guerre mondiale.
Pendant la seconde guerre mondiale, Castres est occupée par l’armée allemande en 1942 et libérée par le F.F.I. de la zone A du Tarn.

Aujourd’hui l’essentiel de son essor économique est dû à la présence des laboratoires pharmaceutiques.

Son campus universitaire, son école d’ingénieurs et son équipe de rugby contribuent à son dynamisme.

 

A voir :

L’Hôtel de Ville (ancien palais épiscopal)
En 1673, l’évêque de Castres inaugure le Palais épiscopal. C’est un bâtiment de style classique, près de l’Agout.
L’ancien évêché abrite aujourd’hui l’Hôtel de ville et le musée Goya.

Musée Goya :
Ouvert en 1840, Il occupe une partie de l’ancien évêché de Castres dont les plans ont été dessinés par Jules Hardouin-Mansart, un des architectes de Versailles et abrite la plus grande collection de peintures espagnoles en France, après le musée du Louvre.

La cathédrale Saint-Benoît :
Elle s’élève à l’emplacement de l’abbatiale du IXe siècle et dont le seul vestige est un clocher de style roman dont le dernier étage a subi plusieurs modifications au XVIIe siècle.
La cathédrale est consacrée en 1718 et classée Monument Historique en 1953.
Elle est de style baroque.

L’église Saint-Jean-Saint-Louis de l’Albinque :
Construite à la fin du XIXe siècle, près du centre-ville historique, elle est inaugurée en 1873.

L’église Saint-Jacques de Villegoudou
Située dans le vieux Castres, elle était une étape pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Aujourd’hui il ne reste que le clocher, tour massive de style gothique méridional, de cet édifice érigé à la fin du XIVe siècle est détruit à plusieurs reprises au XVIe.

L’église Notre-Dame-de-la-Platé et son carillon
Citée la première fois dans un texte à la fin du IXe siècle, cette église est démolie et rebâtie à plusieurs reprises.
L’édifice actuel date de 1755.
Le carillon ne s’est jamais arrêté de sonner depuis qu’il a été mis en place en 1847. C’est de cette période que date Louise, sa plus grosse cloche de 600 kilos, qui appartenait auparavant à un temple protestant détruit en 1685.

Hôtels particuliers :
Ils datent, pour la plupart,  de la période d’opulence qu’a connu la ville lorsqu’elle abritait la Chambre de l’Edit du parlement de Toulouse.

Hôtel Jean Oulès dit de Nayrac
Vers 1635, le sieur Oulès se porte propriétaire de trois lots de maisons mitoyennes, afin d’en faire un hôtel particulier.
Cet hôtel, dit de Nayrac du nom des propriétaires du XVIIIe siècle, possède une architecture sobre, rappelant l’architecture toulousaine qui mêle la brique et la pierre.
Les appartements se trouvaient dans l’aile sud, ils étaient séparés  par une cour intérieure de l’aile nord où se trouvait la boutique.
De grandes et belles arcades donnaient sur la rue.

Hôtel de Viviès XVIe siècle
Ce très bel hôtel particulier, de style Renaissance,  fut érigé par Monseigneur de Rozal qui était avocat à la Chambre de l’Edit. Un grand portail, surmonté d’un panneau sculpté où figuraient les armes de la famille, s’ouvre sur la cour d’entrée autour de laquelle s’articule le bâtiment.
On accède aux étages par un escalier droit qui fait figure de noyau central et dont la cage est une véritable tour carrée.

Hôtel de Poncet, XVIIe siècle
Cet hôtel du XVIIe siècle a été la propriété du grand-père maternel du maréchal Jean-Louis de Ligonnier.
On remarque la façade Renaissance et certains éléments de décoration comme un œil de bœuf et une génoise.

Hôtel Jean Leroy, XVIIe siècle
C’était le lieu de résidence des personnalités nommées par le roi quand la Chambre de l’Edit siègeait à Castres.
Il est érigé au début du XVIIe siècle, son style qui mêle la pierre et la brique s’inspire de l’architecture toulousaine et de celle de son époque.

Les maisons sur l’Agout
Dès le Moyen Age, ces maisons sont habitées par des artisans comme des tisserands, des teinturiers, des tanneurs, des parcheminiers et des papetiers.
Les caves, « caoussino » en occitan ce qui signifie littéralement « usine à chaux », donnaient sur la rivière et avaient des lavoirs. Les peaux étaient d’abord lavées dans l’Agout avant d’être mises dans des cuves pleines de chaux.
Les ouvriers habitaient au rez-de-chaussée, les maîtres à l’étage, les deux derniers niveaux étaient réservés aux séchoirs.
Ces maisons ont été restaurées depuis les années 80.

Le centre national et musée Jean Jaurès
Il est créé en 1954 par Gaston Poulain pour le quarantième anniversaire de la mort de Jean Jaurès, et a  pour vocation est de présenter sa vie et son œuvre.

Le jardin de l’Evêché
Dessiné par André Le Nôtre, son style « à la française » s’inscrit dans le classicisme français du XVIIe siècle et le dessin des parterres de broderies est identique depuis sa création.

Lacaze

Le village de Lacaze se trouve dans les Monts de Lacaune, entre Montredon-Labessonnié et Lacaune.
Lacaze est cité dans les textes la première fois en 1420 lors de l’acte de vente des terres de Lacaze entre Aymeric Sicard, seigneur de Brassac et Bringuier de Galand, ancien sénéchal de Castres qui devient le nouveau propriétaire.
Le château est bâti par Bringuier de Galand ou son fils Pierre et il demeura dans cette famille durant trois générations avant de passer, par le mariage de Madeleine de Chalon, petite fille de Pierre, à Henri II de Bourbon. Le château fut habité par son fils Louis 1er de Bourbon, et resta la résidence de la famille jusqu’en 1805, date à laquelle il fut acheté par un commerçant fortuné de Castres qui le revendit peu après par lots.

La municipalité l’a acheté en 1995 et y consacra plus de 20 ans de pour le rénover et en faire un lieu d’expositions et d’ échanges artistiques.

  

Vabre

Le village de Vabre se trouve dans la vallée du Gijou, sur la route des Monts de Lacaune.
Vabre, au XIIIe siècle, était une place-forte où vivaient des moines hospitaliers.
Le château était à la place où se trouve actuellement la poste et le temple.

En témoignage de son passé  de place-forte, Vabre a conservé une porte :« Lo Trauc de la campana ».

Son isolement géographique, loin de toutes voies de communication, en a fait tout au long des siècles un lieu d’accueil et de résistance, aussi bien pour les cathares, les protestants que les résistants durant la 2de guerre mondiale.

 

   

 

        

Viviers-les-Montagnes

Ce village médiéval se situe à une dizaine de kilomètres au sud de Castres.
Ce lieu fut occupé dès la préhistoire.
A l’époque gallo-romaine, un oppidum permettait de surveiller la vallée.

Dans ce village on peut voir des nombreuses maisons anciennes mais surtout un château et l’église Saint-Martin.

 

 

 

 Le château
Au  IXe siècle, les bénédictins de la ville de Castres fondèrent un prieuré que  les Templiers fortifièrent. Ce prieuré ne résista pas à Simon de Montfort durant la croisade contre les Albigeois et il finit d’être détruit durant la guerre de Cent Ans.

En 1267, une bulle du pape Clément IV, confirme l’existence d’un château-fort.
Les coseigneurs étaient les héritiers des Vintrou.
Le village se déploya au-dessous de son château.

 

 

 

L’église Saint-Martin
Elle fut mentionnée dans les textes dès 1364 et figure sur la liste des Monuments Historiques depuis le 30 août 1995.