La Montagne Noire

La Montagne Noire se trouve  à l’extrême sud-ouest du Massif Central et comprend une partie de trois départements : le Tarn et l’Aude pour la plus grande partie et la Haute-Garonne , et borde l’Hérault.
Mazamet, dans le Tarn, se trouve au pied de son versant nord ; dans l’Aude, le versant sud abrite le Cabardès et le Minervois.
Le Pic de Nore, dans l’Aude, avec 1211 mètres d’altitude en est le point culminant.
La Montagne Noire pourrait tirer son nom de la densité de la forêt de son versant nord.
C’est sur le versant nord et le haut Cabardès que se trouvent les lacs de retenue d’eau destinés au Canal du Midi : le Lampy, Saint-Ferréol.  . Paul Riquet conçut cette succession de lacs alimentés par des rigoles et le système mécanique permettant de contrôler le niveau d’eau du Canal du Midi. En 1958, le lac des Cammazes vint compléter ce dispositif.

 

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Revel Système d'alimentation en eau du Canal du Midi Revel système d'alimentation en eau du Canal du Midi

Merci à Etienne pour ces photos du mécanisme permettant le contrôle du niveau d’eau du Canal du Midi.

 

Les statues menhirs des Monts de Lacaune

C’est à la préhistoire que remonte l’histoire des Monts de Lacaune, comme en témoignent les nombreuses statues-menhirs qui sont l’œuvre des premiers paysans éleveurs qui y vécurent de 3 300 à 2 200 avant J.C. Entre Lacaune et Murat-sur-Vèbre, en passant par Moulin-Mage et Nages se trouvent une cinquantaine de statues.
Ces statues-menhirs sont des pierres dressées, sculptées pour la plupart. Elles datent du néolithique, entre 4000 et 2500 avant notre ère. Elles sont en grès ou en granit, et contrairement aux menhirs, elles sont sculptées et représentent des personnages masculins ou féminins, des êtres humains en position assise. Elles ont des bras et des jambes, une tête avec des yeux, un nez, des tatouages. Le dos des statues est également sculpté : plis du vêtement, chevelure.
Ces statues-menhirs ne sont pas l’apanage du Tarn, puisque d’autres ont été retrouvées dans l’Aveyron et l’Hérault, plus de cent vingt actuellement, et la liste n’est pas close.
Actuellement, la raison pour laquelle ces pierres ont été érigées et sculptées est encore inconnue, peut-être sont-elles la représentation de quelques divinités…
Le centre d’interprétation des mégalithes se trouve à Murat-sur-Vèbre, il est ouvert toute l’année.

Statue-menhir à Lacaune Statue-menhir à Lacaune

 

 

Voici quelques photos prises au centre d’interprétation des mégalithes, c’est très intéressant, à découvrir absolument.

 

        

Les Monts de Lacaune

Les Monts de Lacaune se situent aux confins du département du Tarn, à la limite de l’Hérault, c’est dans cette région que se trouvent  les sommets les plus hauts du sud du Massif Central avec le puech de Rascas à 1270 mètres, le puech de Montgrand à 1269 mètres et le roc de Montalet à 1259 mètres.
C’est une région verte, de forêts et d’élevage. Ses principales activités économiques sont l’agriculture et la salaison. Les brebis de Lacaune sont celles dont le lait est utilisé pour la confection du célèbre fromage de Roquefort.

 

nages-paysage les Monts de Lacaune les Monts de Lacaune les Monts de Lacaune le lac de Laouzas

 

   

 

Sur place, on trouve également un excellent fromage de brebis.
Nous avons dégusté les fromages « Lou Caoussarel » fabriqués à la ferme, à côté de Murat-sur-Vébre, au lieu dit Félines sur le Causse, direction le lac de Laouzas quand on quitte Murat-sur-Vébre.
Téléphone : 05 63 37 13 65 ou 05 63 70 60 23

Du printemps à l’automne, si vous passez à dans le coin, n’hésitez pas à faire une petite halte à cette fromagerie, les fromages sont excellents et nous avons été accueillis avec une grande gentillesse par la dame qui confectionne les fromages.

L’observatoire de Nautonier

la tour de Nautonier Très jeune, Guillaume de Nautonier s’est intéressé aux mathématiques et à l’astronomie. Il prit des cours à Réalmont.

Plus tard, Guillaume étudie à l’Académie de Lausanne où il suit pendant plusieurs années des études très complètes. Il obtient un diplôme de  Docteur en théologie. Ensuite il voyage et continue ses recherches en astronomie.

Guillaume de Nautonier, seigneur de Castelfranc fait construire, en 1609, le premier observatoire astronomique de France,à quelques mètres du château familial, à Castelfranc, sur la commune de Montredon-Labessonnié.

Cet observatoire est constitué par une tour carrée qui comporte quatre niveaux. Il est inauguré en 1610. Guillaume de Nautonier a consacré la fin de sa vie à ses travaux d’astronomie.

Le château de Montcuquet

château de MontcuquetLe château de Montcuquet fait partie de la trentaine de places-fortes qui entouraient le château de Lautrec au Moyen Age, afin de le soutenir militairement. Ces places-fortes  permettaient aussi  aux habitants de la vicomté de  Lautrec de pouvoir se réfugier en cas d’attaque.
Montcuquet fut transformé en château durant la guerre de Cent Ans.
Le château appartenait à Pierre Dupuy, seigneur d’Ambres, de Cabrilles et de Montcuquet en 1451.

Il changea plusieurs fois de propriétaires jusqu’en 1854, date à laquelle Montcuquet devint la propriété de la famille Vène,  et ce jusqu’à nos jours.

 

 

Château de MontcuquetLe château actuel date du XVe siècle, il conserve deux grosses tours de son époque médiévale.
Les différents bâtiments entourent une belle cour intérieure.
Sur le mur de la porte d’entrée se trouve une sculpture qui représente une femme à la colombe.
Le château est une propriété privée qui ne se visite pas.

 

Le château de Vénès

 

Le château de VénèsLe château d’origine date du XIIe siècle. C’était une forteresse importante comme on peut encore le constater aujourd’hui.
Il y avait six tours et le château était entouré de douves sèches.

Donnée en apanage aux vicomtes de Lautrec, la seigneurie de Vénès resta dans leur famille jusqu’au XVe  siècle.
Le château subit les combats des guerres de Religion et fut pris par les protestants le 8 juillet 1562. Sur une garnison de 300 hommes il resta moins d’une centaine de survivants qui furent conduits à Castres pour y être exécutés.

Au cours des siècles, le château changea de propriétaires plusieurs fois.
Il fut confisqué à la Révolution , et faute d’entretien, le domaine était en partie en ruines.
En 1820, il faut acheté par la famille Borrel et restauré dans l’esprit néo-gothique.

château de Vénès les douves sèches

 

Le château de Montdragon

Les origines du château de Montdragon sont très anciennes puisque, en 961, château de MontdragonRaimond 1er comte de Rouergue, marquis de Gothie, laissa par testament, à son fils Raimond, le château de « Dragon ».
Montdragon faisait partie de la seigneurie de Lombers, et en fut séparé au cours des siècles suivants après diverses aliénations.
Montdragon ne fut pas touché par la croisade contre les Albigeois ni par la guerre contre les Anglais.
Durant les guerres de Religions, Montdragon resta catholique et participa à de nombreux combats.
En 1625, le sieur de La Guinarié est le gouverneur de Montdragon.

A la fin du 17ème siècle, Pierre Batignes, acheta le domaine de Montdragon, puis ses deux filles lui succédèrent.
Le château fut grandement remanié à la Renaissance, toutefois il conserve quelques traces de son importance passée, particulièrement une fine tour ronde.
Ce château est une propriété privée.

Je remercie le propriétaire de nous avoir ouvert ses portes pour que nous puissions photographier cette mosaïque exceptionnelle. Elle indique le nord.

 

château de Montdragon mosaïque intérieure (2)

château de Montdragon mosaïque intérieure

 

château de Montdragon la marque du constructeur sur la poutre

Sur cette poutre la marque du constructeur est nettement visible.

 

 

 

 

 

 

château de Montdragon

 

 

 

 

 

 

Le château de Malvignol à Lautrec

château de MalvignolLe château de Malvignol est cité dans des textes très anciens, puisqu’il apparaît le 13 février 1258, date à laquelle Donat de Marvinhol fit allégeance au roi parmi les nobles de la vicomté.
Le château actuel fut construit et agrandi par la famille Capriol.
Fortifié certainement dès la guerre de Cent Ans, il le fut à nouveau au 16ème siècle, durant les guerres de Religions, pour résister aux protestants.
En fait il appartenait à une ligne de défenses fortifiées chargée de contenir les protestants au sud de l’Albigeois.
Le château fut détruit et reconstruit au 17ème siècle dans un style plus confortable et moins défensif.  Sa situation, en hauteur, était stratégique car elle permettait d’avoir un oeil sur la route de Graulhet et sur l’ouest de la vicomté de Lautrec. C’était d’ailleurs une maison forte qui assurait la sécurité des populations voisines lors d’attaques des routiers.

 

 

le chateau de Malvignol

Ce château se compose d’une longue façade austère dont les larges ouvertures qui n’existaient pas à l’origine ont été ajoutées à l’époque classique.
Le logis est bâti sur une grande cave et surplombe un jardin en terrasse.
Une large tour ronde du 16ème siècle se trouve à l’angle droit du logis. Sa fonction était de défendre l’accès au bâtiment ; au rez-de-chaussée il y avait la salle des gardes et au-dessus le grenier à grains.

 

 

L’accès à la cour carrée se fait par un porche, la métairie se trouve au nord et le logis, auquel on accède par une belle porte du 17ème siècle à pilastres et à  fronton triangulaire, au sud.

 

 

le chateau de Malvignolchâteau de Malvignol porte du 17ème siècle

 

Le château d’Arifat

château d'ArifatLe château d’Arifat est cité dès le 11ème siècle. Situé en hauteur, il permettait de surveiller la route qui longeait la rivière Durenque. La seigneurie d’Arifat relevait alors des comtes de Castres.
Au début du 12ème siècle, le vicomte Trencavel reçut l’hommage pour le château d’Arifat.
En 1118, le vicomte Bernard-Aton Trencavel, qui partait combattre les sarrasins, céda, par testament, le territoire compris entre le Thoré et l’Agout à son épouse. Arifat faisait partie de ce territoire.  Le château appartenait à la famille Sobira avant la croisade contre les Albigeois. Le château se soumit en 1210 comme tous ceux du Castrais.

A la fin du 15ème et au début du 16ème siècle le château est la propriété de la famille Genibrousse.
Arifat souffrit des guerres de Religions. Le château fut brûlé par les catholiques le 14 avril 1574 et reconstruit trois ans plus tard.
En 1580, Guillaume de Genibrousse vendit la seigneurie à François de Sabattier de Lombers. Ce dernier fut comdamné pour haute trahison et décapité trois ans plus tard. Tous ses biens allèrent à Jacques d’Amboise et Julien Delbène qui vendirent rapidement le château qui changea ainsi de propriétaire à de multiples reprises à travers les siècles.
De nos jours, le château ne ressemble plus à la grande place forte qui était, probablement, l’une des plus importante de la région au 11ème siècle.

Le château de Brassac-de-Castelnau

Brassac le pont du 13e sièle

Sur la rive droite de l’Agout, Brassac-de-Castelnau fut bâti dans le roc, à l’emplacement d’un château fort primitif édifié au 13ème siècle.
La façade du château côté rivière mesure une cinquantaine de mètres de long. Elle a été remaniée fortement au 17ème siècle. Deux tours rondes se trouvent sur cette façade : une a toujours sa toiture pointue alors que l’autre a été abaissée au niveau de la toiture du logis.
Après avoir appartenu au comte de Rouergue, il fut la propriété des comtes de Toulouse qui en héritèrent.

 

 

Au début du 13ème siècle, Simon de Montfort donna le château Brassac-de-Castelnau à Sicard Alaman sous la suzeraineté de Philippe de Montfort.
En  Château de Brassac-de-Castelnau1525, Jean de la Palu devint le seigneur de Brassac, il est catholique. Les propriétaires des deux châteaux, Brassac-de-Belfortès et Brassac-de-Castelnau profitèrent des guerres de Religions pour régler, outre leurs convictions religieuses divergentes, une haine ancestrale qui les opposait.

Brassac-de-Castelnau tomba aux mains des protestants le 21 juin 1569.
Ce château connut une histoire agitée durant cette période.
En 1629, l’Edit de la Paix d’Alès permit un retour au calme et marqua le début d’une grande prospérité liée au textile et aux forges.
Dès 1783, Brassac fut dans l’obligation d’éteindre ses feux, car le marquis de Brassac, propriétaire des forges avait dépensé pour de 60 000 livres et brûlé tous ses bois.
Armand de Brassac, le dernier seigneur, s’éteignit paisiblement en 1799.