Le château de Paulin

Du haut de son rocher, à plus de cent mètres de hauteur, le château dominait la seigneurie de Paulin, qui était l’une des plus anciennes et des plus importantes du Languedoc.
Le seul vestige du château féodal d’origine est le donjon.
Durant le  XIe siècle, le château était assujetti à la vicomté de Lautrec.
Au XIIIe siècle, Guillaume de Paulin soutenait les cathares, il fut dépouillé de ses biens qui furent donnés aux Lautrec qui devinrent barons de Paulin en 1225.

 

En 1327, la seigneurie de Paulin devint une vicomté,  propriété des Rabastens.

En 1331, le château fut pris par une troupe de mercenaires, des routiers, et il fallut  attendre 1384 et le paiement d’une rançon pour qu’ils consentent à quitter les lieux.

En 1682, le château fut ruiné suite à des contestations de successions.

Ce château est une propriété privée et ne se visite pas.

 

 

 

 

 

 

 

Le château de La Roque

Le château de La Roque date d’avant la décadence carolingienne, il a donc été construit avant 750.
Il est aujourd’hui en ruine, et vous pouvez l’apercevoir à Saint-Antonin-de-Lacalm, sur un piton rocheux qui surplombe le Dadou à soixante-dix mètres de haut.

Il a probablement été édifié à l’emplacement d’une ancienne tour de guet.

 

 

Dans les archives de l’Ordre de Malte, à Toulouse, se trouve un document qui fait référence au château. Ce document date de 974, c’est certainement le premier à citer le château.

Le château, connu alors sous le nom de  Laroque d’Arifat, était le chef-lieu d’une des plus anciennes seigneuries  de la région.

Durant la guerre de Cent Ans, les Anglais trouvèrent un passage le long du Dadou, les châteaux de Rasisse, Rayssac, Arifat, La Roque,  tombèrent les uns après les autres.

Lacaze

Le village de Lacaze se trouve dans les Monts de Lacaune, entre Montredon-Labessonnié et Lacaune.
Lacaze est cité dans les textes la première fois en 1420 lors de l’acte de vente des terres de Lacaze entre Aymeric Sicard, seigneur de Brassac et Bringuier de Galand, ancien sénéchal de Castres qui devient le nouveau propriétaire.
Le château est bâti par Bringuier de Galand ou son fils Pierre et il demeura dans cette famille durant trois générations avant de passer, par le mariage de Madeleine de Chalon, petite fille de Pierre, à Henri II de Bourbon. Le château fut habité par son fils Louis 1er de Bourbon, et resta la résidence de la famille jusqu’en 1805, date à laquelle il fut acheté par un commerçant fortuné de Castres qui le revendit peu après par lots.

La municipalité l’a acheté en 1995 et y consacra plus de 20 ans de pour le rénover et en faire un lieu d’expositions et d’ échanges artistiques.

  

Vabre

Le village de Vabre se trouve dans la vallée du Gijou, sur la route des Monts de Lacaune.
Vabre, au XIIIe siècle, était une place-forte où vivaient des moines hospitaliers.
Le château était à la place où se trouve actuellement la poste et le temple.

En témoignage de son passé  de place-forte, Vabre a conservé une porte :« Lo Trauc de la campana ».

Son isolement géographique, loin de toutes voies de communication, en a fait tout au long des siècles un lieu d’accueil et de résistance, aussi bien pour les cathares, les protestants que les résistants durant la 2de guerre mondiale.

 

   

 

        

Notre-Dame de l’Assomption à Lacaune

Au XIe siècle, il y avait une chapelle à la place de l’église actuelle. Elle a été détruite durant les guerres de religions.
C’est en septembre 1668 que commença la construction de Notre-Dame de l’Assomption qui connut des réaménagements.
Elle est construite en granit, schiste et ardoise.

 

 

 

 

 

Sous le porche, à l’entrée de l’église se trouve une croix en pierre rouge. Cette croix était celle de l’ancien cimetière.

    

Viviers-les-Montagnes

Ce village médiéval se situe à une dizaine de kilomètres au sud de Castres.
Ce lieu fut occupé dès la préhistoire.
A l’époque gallo-romaine, un oppidum permettait de surveiller la vallée.

Dans ce village on peut voir des nombreuses maisons anciennes mais surtout un château et l’église Saint-Martin.

 

 

 

 Le château
Au  IXe siècle, les bénédictins de la ville de Castres fondèrent un prieuré que  les Templiers fortifièrent. Ce prieuré ne résista pas à Simon de Montfort durant la croisade contre les Albigeois et il finit d’être détruit durant la guerre de Cent Ans.

En 1267, une bulle du pape Clément IV, confirme l’existence d’un château-fort.
Les coseigneurs étaient les héritiers des Vintrou.
Le village se déploya au-dessous de son château.

 

 

 

L’église Saint-Martin
Elle fut mentionnée dans les textes dès 1364 et figure sur la liste des Monuments Historiques depuis le 30 août 1995.

          

 

 

 

Notre-Dame de Sanguinou

Cette chapelle romane est considérée comme étant le plus ancien sanctuaire du département du Tarn. Elle est située au nord du village de Caucalières, sur le Causse, au milieu des prés.
Elle est citée sur les chartes de la fondation de l’abbaye d’Ardorel, dès 1124.
Des fouilles archéologiques menées entre 1949 et 1951, ont permis de découvrir des vases funéraires datant de l’époque gallo-romaine, ainsi qu’un sarcophage de type mérovingien[1] à même le roc. Ceci tendrait à prouver l’existence d’un sanctuaire chrétien dès cette période.

L’église actuelle, classée parmi les églises romanes remarquables du département, date vraisemblablement du XIe siècle. Elle possède une petite nef, sans colonnes ni piliers, couverte d’un plancher.

[1] La période mérovingienne se situe entre 500 et 700.

 

       

 

 

 

 

 

 

 

L’église Saint Victor, à Nages

La commune de Nages se trouve dans les Monts de Lacaune, entre Murat-sur-Vébre et Lacaune.
A l’origine,cette église était la chapelle du château des comtes de Thézan et elle était dédiée à Saint-Martin. L’église paroissiale primitive, dédiée à Saint-Victor se trouvait dans un cimetière. Elle fut détruite lors de la prise de Nages par les protestants, en 1586.
Plutôt que de reconstruite l’ancienne église paroissiale, il fut décidé d’agrandir la chapelle du château et de l’utiliser commme église paroissiale. Ceci explique la différence de style entre le chœur et le fond de l’église.
Une des tours du château a été réaménagée pour servir de clocher.
Cette église possède de très belles fresques réalisées par Michaël Greschny, de 2005 à 2006.

         

                             

         

 

 

L’abbaye-école de Sorèze, Notre-Dame de la Sagne

Cette abbaye bénédictine fut fondée par Pépin d’Aquitaine en 754, au pied de l’oppidum de Berniquaut, qui atteste de la présence des hommes en ces lieux à l’époque du néolithique final . L’abbaye fut démolie au IXe siècle par les Normands ; elle fut rebâtie au Xe siècle et la ville de Sorèze se développa autour d’elle.
En 1636, Louis XII fit don de l’abbaye à Dom Barthélémy Robin. Les bâtiments furent restaurés et le monastère fut affilié à la congrégation de Saint-Maur.
Les moines ouvrirent une école, nommée Séminaire, en 1682, dont la qualité de l’enseignement fut reconnue par le roi Louis XVI qui en fit une école militaire en 1776. Elle attira de nombreux pensionnaires parmi les jeunes nobles désargentés, ils y reçurent une éducation culturelle et physique, dans une grande discipline.
Les écoles militaires furent supprimées en 1793, l’école devint privée.
De 1854 à 1861, elle fut reprise et dirigée par les dominicains, et grâce au Père Lacordaire, l’école devint un lieu d’intelligence et de pédagogie remarquable, reconnue pour la qualité de son enseignement jusqu’à l’étranger. De ce fait, l’école était fréquentée par des élèves du monde entier, véritable foyer de culture permettant l’émergence et le rayonnement de courants de pensées.
L’abbaye, ses bâtiments, son parc de six hectares font partie de la structure médiévale de la commune de Sorèze.
En 1988, elle fut classée monument historique, ainsi que le parc et une partie du village.
L’abbaye-école ferma en 1991.

 


La chapelle Saint-Jean del Frech

La chapelle Saint-Jean del Frech  est située sur la commune de Lacaze, sur le Mont Saint-Jean.
Autrefois les celtes y vénéraient le soleil et installèrent leurs sépultures.
A l’époque carolingienne c’était une tour de guet.  Cette tour devint plus tard le clocher à la chapelle.
Cette chapelle est l’une des plus anciennes du Tarn, elle est mentionnée en 972 la première fois, et le cimetière en 1307.
Pendant la croisade contre les Albigeois, le cimetière aurait abrité des tombes cathares.
C’est une chapelle isolée, le curé habitait la commune de Lacaze.
La chapelle connut la célébrité après la révocation de l’édit de Nantes. Cette région est profondément protestante et les fidèles profitèrent de l’isolement de la chapelle pour s’y réunir clandestinement lors des assemblées du désert entre les XVIe et XVIIIe siècles.
Le 22 avril 1689, une rixe entre les habitants se déroula dans le cimetière et causa la mort d’une dizaine de personnes.
Au cours du XVIIIe siècle, des travaux importants furent accomplis sur décision de l’évêque de Castres, Honoré de Quiqueran de Beaujeu : l’édification d’une croix dans le cimetière, le pavage de l’église, le crépi des murs intérieurs de la nef et leur blanchiment.
Vers 1778, un porche relia l’église à la tour.
L’église fut fermée par l’évêque d’Albi, Jean-Joachim Gausserand, le 2 août 1792.