Le château d’Arifat

château d'ArifatLe château d’Arifat est cité dès le 11ème siècle. Situé en hauteur, il permettait de surveiller la route qui longeait la rivière Durenque. La seigneurie d’Arifat relevait alors des comtes de Castres.
Au début du 12ème siècle, le vicomte Trencavel reçut l’hommage pour le château d’Arifat.
En 1118, le vicomte Bernard-Aton Trencavel, qui partait combattre les sarrasins, céda, par testament, le territoire compris entre le Thoré et l’Agout à son épouse. Arifat faisait partie de ce territoire.  Le château appartenait à la famille Sobira avant la croisade contre les Albigeois. Le château se soumit en 1210 comme tous ceux du Castrais.

A la fin du 15ème et au début du 16ème siècle le château est la propriété de la famille Genibrousse.
Arifat souffrit des guerres de Religions. Le château fut brûlé par les catholiques le 14 avril 1574 et reconstruit trois ans plus tard.
En 1580, Guillaume de Genibrousse vendit la seigneurie à François de Sabattier de Lombers. Ce dernier fut comdamné pour haute trahison et décapité trois ans plus tard. Tous ses biens allèrent à Jacques d’Amboise et Julien Delbène qui vendirent rapidement le château qui changea ainsi de propriétaire à de multiples reprises à travers les siècles.
De nos jours, le château ne ressemble plus à la grande place forte qui était, probablement, l’une des plus importante de la région au 11ème siècle.

Le château de Brassac-de-Castelnau

Brassac le pont du 13e sièle

Sur la rive droite de l’Agout, Brassac-de-Castelnau fut bâti dans le roc, à l’emplacement d’un château fort primitif édifié au 13ème siècle.
La façade du château côté rivière mesure une cinquantaine de mètres de long. Elle a été remaniée fortement au 17ème siècle. Deux tours rondes se trouvent sur cette façade : une a toujours sa toiture pointue alors que l’autre a été abaissée au niveau de la toiture du logis.
Après avoir appartenu au comte de Rouergue, il fut la propriété des comtes de Toulouse qui en héritèrent.

 

 

Au début du 13ème siècle, Simon de Montfort donna le château Brassac-de-Castelnau à Sicard Alaman sous la suzeraineté de Philippe de Montfort.
En  Château de Brassac-de-Castelnau1525, Jean de la Palu devint le seigneur de Brassac, il est catholique. Les propriétaires des deux châteaux, Brassac-de-Belfortès et Brassac-de-Castelnau profitèrent des guerres de Religions pour régler, outre leurs convictions religieuses divergentes, une haine ancestrale qui les opposait.

Brassac-de-Castelnau tomba aux mains des protestants le 21 juin 1569.
Ce château connut une histoire agitée durant cette période.
En 1629, l’Edit de la Paix d’Alès permit un retour au calme et marqua le début d’une grande prospérité liée au textile et aux forges.
Dès 1783, Brassac fut dans l’obligation d’éteindre ses feux, car le marquis de Brassac, propriétaire des forges avait dépensé pour de 60 000 livres et brûlé tous ses bois.
Armand de Brassac, le dernier seigneur, s’éteignit paisiblement en 1799.

Le château de Brassac-de-Belfortès à Brassac

Brassac le pont du 13ème siècle Ce château est construit sur la rive gauche de l’Agout, il fait face au château de  Brassac-de-Castelnau, auquel il est relié par un pont à deux arches qui date du 13ème siècle.

L’existence de deux châteaux, un de chaque côté du pont, s’explique par le fait que chacun des seigneurs en surveillait une extrémité. Ces deux châteaux ont toujours eu une vie administrative indépendante.

 

 

 

Château de Brassac-de-Belfortés

Le château de Brassac-de-Belfortès construit sur des bases du 13ème siècle appartenait à la la famille Soubiran, les anciens seigneurs de Brassac. Plus tard, il fut la propriété de la famille Saint-Vincent-Brassac, protestants.
Remanié au 17éme siécle et réaménagé au 19ème, il garde de son passé féodal une tour ronde.
Le bâtiment principal est un logis rectangulaire, remanié il fait penser à une maison bourgeoise du 19ème siècle.
Accolée au logis, du côté opposé à celui de la tour, se trouve une petite chapelle.

 

La commanderie de Vaour

L’ordre des Templiers fut fondé en 1118. En 1136, le comte de Foix, Roger II, fonda la première commanderie en Languedoc.
C’est autour de 1160 que les templiers s’installèrent une commanderie à Vaour, sur une butte de laquelle on pouvait apercevoir le Quercy, le Lauragais, l’Albigeois, et peut-être même l’Auvergne.
Même si peu de documents nous permettent de donner une description précise des bâtiments, on peut affirmer qu’une maison bâtie selon un plan trapézoïdal avait une superficie de 2500 m2 environ, dont la moitié représentait les surfaces habitables.

commanderie de Vaour    Il   y avait trois corps de logis autour d’une cour intérieure, sur le quatrième côté se trouvait un cimetière.
Un porche s’ouvrait au nord-est, il permettait d’accéder à la cour.
La bâtiment réservé aux activités agricoles se situait face à l’entrée. Ce bâtiment comprenait une grange au rez-de-chaussée ainsi qu’une écurie à l’étage inférieur, à laquelle on accédait par une rampe en pente douce.

A l’est il y avait un donjon d’une vingtaine de mètre de haut. Il abritait au rez-de-chaussée une chapelle accessible aux fidèles. Un escalier à vis conduisait à une        salle voûtée en ogive, comme le rez-de-chaussée.

 

A l’origine, la partie haute du donjon était certainement une plate-forme.
Durant la croisade contre les Albigeois, les chevaliers gardèrent leur neutralité.

commanderie de VaourLe château de Montricoux fut également la propriété des chevaliers de Vaour, dès le 13ème siècle.
Au concile de Vienne en 1311, le Pape Clément V proclama l’abolition de l’ordre des Templiers. La commanderie des Templiers devint celle des Chevaliers de Saint-Jean-De-Jérusalem. Ils gérèrent ce patrimoine jusqu’à ce qu’il soit vendu comme bien national à la Révolution.

La commanderie fut occupée par les services municipaux jusqu’en 1850, ils évacuèrent les lieux devenus trop vétustes. Aujourd’hui, les anciennes écuries sous voûtes sont encore à peu près conservées.

 

 

 

commanderie de Vaour

Commanderie de Vaour (2) commanderie de Vaour

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Poulan

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Construit sur des bases du 12ème siècle, le château de Poulan dans son état actuel date de la fin du 15ème siècle.
Durant les guerres de Religion, il fut occupé par les protestants. En fait, le château fut mentionné la première fois dans des textes en 1598, date à laquelle le seigneur de Poulan fut fait prisonnier par le capitaine Puech qui avait pris possession du château.
Il y avait également un château sur la commune voisine de Pouzols, mais il fut détruit en 1926.
Le château possède à l’est et à l’ouest deux tours qui furent abaissées, pendant la Révolution, à la hauteur des toitures. Il est formé d’un grand corps de logis sur deux étages. Les murs du logis ont une épaisseur d’environ mètre. La tour défensive est située face à l’entrée, elle permettait de protéger le château : d’un côté elle donnait sur la cour et sur l’autre sur la campagne.
Ce château est très bien restauré, c’est une propriété privée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Candèze à Monestiés

le château de Candèze

Les conséquences du traité de Paris  qui suivit  la croisade contre les Albigeois, firent que  l’évêque d’Albi fut nommé vicomte avec des droits reconnus sur Monestiés. En 1282, le roi lui accordé les droits de haute, moyenne et basse justice de la baronnie de Monestiés.
Le château fait partie des anciennes fortifications. Plusieurs éléments montrent l’ancienneté de ce château : les fenêtres à meneaux simple, une tourelle à encorbellement recouverte d’un toit de lauzes de forme conique, la tourelle ronde plus élevée qui dépasse de la tour carrée.

Le château de la Vère

Le château de la Vère se trouve sur la commune de Larroque, à 5 kms de Bruniquel (82).

Château de la Vère ancien relais de chasse des comtes de Toulouse

Ce château fut certainement construit pas la famille de Tholozany qui compta de nombreux capitouls et parlementaires à Toulouse. Cette famille, originaire du Piémont, s’établit au comté de Castres au début du 16ème siècle.

En 1534, Henri nomma Léonard de Tholozany trésorier général du comté de Castres.Le château resta la propriété de la famille de Tholozany jusqu’à très récemment.

Le nouveau propriétaire fit faire des travaux importants. C’est une propriété privée.

 

 

Château de la Vère ancien relais de chasse des contes de Toulouse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Grandval

J’ai été très étonnée de découvrir ce château au milieu des eaux et dans un tel état de délabrement que j’ai voulu en savoir un peu plus sur son histoire et j’ai eu envie de la partager avec vous.

Aujourd’hui laissé à l’abandon, attaqué par la végétation et les eaux, l’origine du château de Grandval remonterait au 15ème siècle. Des documents datant de 1478 attestent de l’existence du château à cette époque.

DSCF3232On sait, grâce à un écrit que la seigneurie de Grandval existait en 1444, le château aussi, très certainement construit à la demande du vicomte de Paulin.
De cette époque, il nous reste les deux tours rondes qui encadraient la façade du château.

Bernard de Caudières de Bezacoul était le seigneur de Grandval vers 1450.
La seconde campagne de construction et le début de l’aménagement d’un parc furent entrepris par Sébastien de Caudières (seigneur de Grandval en 1574, décédé vers 1590) ou par son petit-fils, Antoine de Roquefeuil (1566 – 1648).

 

 

Jean Bernard, natif de Réalmont, acquit le château en 1719.

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Le château connut une troisième campagne d’aménagements, due soit à Jean Bernard lui-même, soit à ses descendants : les Frégeville.

En 1837, le château appartient au baron Hyppolyte de Charamol, en 1846au baron Jean-Baptiste de Solignac et au début du 20ème siècle au comte Raymond de Toulouse-Lautrec-Montfa.

Ce château possédait une décoration intérieure d’une richesse remarquable, ceci peut être affirmé grâce à des dessins et de la documentation qui en témoignent.

 

Durant la seconde guerre mondiale, des résDSCF3233istants se cachèrent dans ce château qui fut incendié en 1944 par les Allemands. Cet incendie détruisit toute la décoration intérieure et les toitures s’effondrèrent.

Le château ne fut pas restauré, mais subit des pillages.  La construction du barrage de Rassise entre 1951 et 1954 entraîna l’engloutissement du château, le condamnant ainsi à une disparition certaine.
Aujourd’hui il ne reste que les deux tours rondes, les murs latéraux et la façade arrière.

 

 

 

 

le château de Granval

Cette photo ancienne nous montre le château tel qu’il était.

 

 

 

Le château de Mauriac

Classé monument historique, le château de Mauriac se trouve sur la commune de Sénouillac, à une dizaine de kilomètres au Nord de Gaillac, dans le Tarn.
Le château surplombe la plaine de Gaillac, qui autrefois devait sa richesse à la culture du pastel, avant de prospérer aujourd’hui grâce à son vignoble.

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Au 14ème siècle, c’est une place forte, un château templier dans lequel habite Guiraudus de Mauriaco, de la commanderie de Bézian.
Le château devient la propriété des vicomtes de Paulin pour deux siècles. Le donjon du bastion est énormément agrandi au 15ème siècle par Philippe Jean de Rabastens, vicomte de Paulin qui clôt également la cour carrée par la façade Nord.
Plus tard, vers 1540, c’est Bertrand de Rabastens qui commande l’agrandissement de la cour et l’aménagement de la façade. Ces travaux peuvent être réalisé grâce aux revenus du pastel amassés par Marie d’Arpajon « dame maîtresse et légitime administratrice ».

Durant les guerres de religions, le château de Mauriac est une place forte protestante. Bertrand de Rabastens, à la tête d’une garnison installée dans son château, conduit la résistance des protestants.
En 1580, les catholiques menés par Hugues de Lautrec, seigneur du château voisin des Salettes, attaquent le château. Hugues de Lautrec est assassiné sur l’ordre de Bertrand de Rabastens.

Image5En 1595, les hommes du duc de Joyeuse attaquent Mauriac par le Sud-Est. Ils démolissent toute une aile du château et la tour dans laquelle se trouvent les réserves de pastel.

 

 

 

Au 17ème siècle, le château connait quelques modifications qui lui donnent une apparence plus résidentielle, grâce à l’édification d’une loggia et à l’agrandissement des fenêtres.
En 1616, le dernier vicomte de Paulin est tué pour venger l’assassinat de Hugues de Lautrec.
Après avoir appartenu pendant deux siècles aux vicomtes de Paulin, le château de Mauriac devient la possession de la famille de Maussac.

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Durant la Révolution, le château devait être détruit selon l’ordre de démolition du 3 prairial An II. Mais, comme la commune n’en a pas les moyens, cet ordre n’est pas exécuté.

Lorsque Bernard Bistes, artiste peintre, achète le château en 1962, c’est une ruine.
Depuis plus de cinquante ans, il restaure le château grâce aux revenus de sa peinture en s’attachant à respecter l’esprit de ce lieu historique, et se charge également de la décoration.

Bernard Bistes, qui a eu la gentillesse de nous servir de guide durant notre visite a tenu à attirer notre attention sur certains points.

Le chemin de ronde, avec sa position dominant toute la plaine,  qui prouve que la première fonction du château était stratégique.
Actuellement, à  l’automne 2015, il est en train d’être restauré.

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La façade est une façade de théâtre que n’importe quel coup de canon pouvait détruire puisque la largeur du châtelet ne fait que  trois mètres. Les formes archaïques sont destinées à impressionner l’adversaire et à montrer le rang des propriétaires.

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La cheminée avec Dame Administrès du pastel qui tient une coque de pastel.

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Un retable au pastel

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Le magnifique plafond herbier
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Représentés d’après les gravures des empereurs romains, Bernard Bistes a peint les soixante-trois visages des personnes qui ont participé à la vie du château.
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A l’étage noble, la galerie renaissance avec l’atelier du peintre qui sera bientôt ouvert au public.
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Le château de Mauriac est un château emblématique du Tarn qui s’inscrit au plus profond de l’histoire de cette région.
Le visiter, c’est aussi une occasion unique d’admirer les œuvres de l’artiste et aussi les meubles exceptionnels ramenés de ses voyages.

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C’est en cela, je crois, que le château de Mauriac est la demeure du peintre Bernard Bistes.

Je remercie Monsieur Bistes pour les photos.

 

 

 

Le château-musée du Cayla à Andillac (81140)

Le château-musée du Cayla est situé à Andillac, au coeur du vignoble gaillacois.
Cette demeure, une gentilhommière languedocienne typique du 15ème et 18ème siècles, est la maison qui vit naître l’écrivain et poète Maurice de Guérin (1810-1839), auteur du « Centaure », de la « Bacchante » et du « Cahier Vert« .
Le journal que sa soeur, Eugénie de Guérin (1805-1848), écrivit à son intention, nous donne une idée de ce qu’était la vie dans le Tarn au 19ème siècle.

C’est donc une demeure d’écrivains dans laquelle nous sommes invités à pénétrer pour nous imprégner du quotidien, de l’intimité, des objets personnels et des lieux des auteurs.

Chateau du Cayla Chateau du Cayla Chateau du Cayla Chateau du Cayla
Chateau du Cayla Chateau du Cayla Chateau du Cayla Chateau du Cayla

Nous avons beaucoup aimé cet endroit, et avons été particulièrement senbible à  son atmosphère pleine de sérénité.

Pour plus d’informations, contactez-les : Château-musée du Cayla – 81140 Andillac
Tél : 05 63 33 01 68
Coordonnées GPS :  latitude 44.010286 – longitude 1.899088