Le château de Grandval

J’ai été très étonnée de découvrir ce château au milieu des eaux et dans un tel état de délabrement que j’ai voulu en savoir un peu plus sur son histoire et j’ai eu envie de la partager avec vous.

Aujourd’hui laissé à l’abandon, attaqué par la végétation et les eaux, l’origine du château de Grandval remonterait au 15ème siècle. Des documents datant de 1478 attestent de l’existence du château à cette époque.

DSCF3232On sait, grâce à un écrit que la seigneurie de Grandval existait en 1444, le château aussi, très certainement construit à la demande du vicomte de Paulin.
De cette époque, il nous reste les deux tours rondes qui encadraient la façade du château.

Bernard de Caudières de Bezacoul était le seigneur de Grandval vers 1450.
La seconde campagne de construction et le début de l’aménagement d’un parc furent entrepris par Sébastien de Caudières (seigneur de Grandval en 1574, décédé vers 1590) ou par son petit-fils, Antoine de Roquefeuil (1566 – 1648).

 

 

Jean Bernard, natif de Réalmont, acquit le château en 1719.

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Le château connut une troisième campagne d’aménagements, due soit à Jean Bernard lui-même, soit à ses descendants : les Frégeville.

En 1837, le château appartient au baron Hyppolyte de Charamol, en 1846au baron Jean-Baptiste de Solignac et au début du 20ème siècle au comte Raymond de Toulouse-Lautrec-Montfa.

Ce château possédait une décoration intérieure d’une richesse remarquable, ceci peut être affirmé grâce à des dessins et de la documentation qui en témoignent.

 

Durant la seconde guerre mondiale, des résDSCF3233istants se cachèrent dans ce château qui fut incendié en 1944 par les Allemands. Cet incendie détruisit toute la décoration intérieure et les toitures s’effondrèrent.

Le château ne fut pas restauré, mais subit des pillages.  La construction du barrage de Rassise entre 1951 et 1954 entraîna l’engloutissement du château, le condamnant ainsi à une disparition certaine.
Aujourd’hui il ne reste que les deux tours rondes, les murs latéraux et la façade arrière.

 

 

 

 

le château de Granval

Cette photo ancienne nous montre le château tel qu’il était.

 

 

 

Le château de Mauriac

Classé monument historique, le château de Mauriac se trouve sur la commune de Sénouillac, à une dizaine de kilomètres au Nord de Gaillac, dans le Tarn.
Le château surplombe la plaine de Gaillac, qui autrefois devait sa richesse à la culture du pastel, avant de prospérer aujourd’hui grâce à son vignoble.

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Au 14ème siècle, c’est une place forte, un château templier dans lequel habite Guiraudus de Mauriaco, de la commanderie de Bézian.
Le château devient la propriété des vicomtes de Paulin pour deux siècles. Le donjon du bastion est énormément agrandi au 15ème siècle par Philippe Jean de Rabastens, vicomte de Paulin qui clôt également la cour carrée par la façade Nord.
Plus tard, vers 1540, c’est Bertrand de Rabastens qui commande l’agrandissement de la cour et l’aménagement de la façade. Ces travaux peuvent être réalisé grâce aux revenus du pastel amassés par Marie d’Arpajon « dame maîtresse et légitime administratrice ».

Durant les guerres de religions, le château de Mauriac est une place forte protestante. Bertrand de Rabastens, à la tête d’une garnison installée dans son château, conduit la résistance des protestants.
En 1580, les catholiques menés par Hugues de Lautrec, seigneur du château voisin des Salettes, attaquent le château. Hugues de Lautrec est assassiné sur l’ordre de Bertrand de Rabastens.

Image5En 1595, les hommes du duc de Joyeuse attaquent Mauriac par le Sud-Est. Ils démolissent toute une aile du château et la tour dans laquelle se trouvent les réserves de pastel.

 

 

 

Au 17ème siècle, le château connait quelques modifications qui lui donnent une apparence plus résidentielle, grâce à l’édification d’une loggia et à l’agrandissement des fenêtres.
En 1616, le dernier vicomte de Paulin est tué pour venger l’assassinat de Hugues de Lautrec.
Après avoir appartenu pendant deux siècles aux vicomtes de Paulin, le château de Mauriac devient la possession de la famille de Maussac.

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Durant la Révolution, le château devait être détruit selon l’ordre de démolition du 3 prairial An II. Mais, comme la commune n’en a pas les moyens, cet ordre n’est pas exécuté.

Lorsque Bernard Bistes, artiste peintre, achète le château en 1962, c’est une ruine.
Depuis plus de cinquante ans, il restaure le château grâce aux revenus de sa peinture en s’attachant à respecter l’esprit de ce lieu historique, et se charge également de la décoration.

Bernard Bistes, qui a eu la gentillesse de nous servir de guide durant notre visite a tenu à attirer notre attention sur certains points.

Le chemin de ronde, avec sa position dominant toute la plaine,  qui prouve que la première fonction du château était stratégique.
Actuellement, à  l’automne 2015, il est en train d’être restauré.

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La façade est une façade de théâtre que n’importe quel coup de canon pouvait détruire puisque la largeur du châtelet ne fait que  trois mètres. Les formes archaïques sont destinées à impressionner l’adversaire et à montrer le rang des propriétaires.

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La cheminée avec Dame Administrès du pastel qui tient une coque de pastel.

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Un retable au pastel

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Le magnifique plafond herbier
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Représentés d’après les gravures des empereurs romains, Bernard Bistes a peint les soixante-trois visages des personnes qui ont participé à la vie du château.
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A l’étage noble, la galerie renaissance avec l’atelier du peintre qui sera bientôt ouvert au public.
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Le château de Mauriac est un château emblématique du Tarn qui s’inscrit au plus profond de l’histoire de cette région.
Le visiter, c’est aussi une occasion unique d’admirer les œuvres de l’artiste et aussi les meubles exceptionnels ramenés de ses voyages.

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C’est en cela, je crois, que le château de Mauriac est la demeure du peintre Bernard Bistes.

Je remercie Monsieur Bistes pour les photos.

 

 

 

Le château-musée du Cayla à Andillac (81140)

Le château-musée du Cayla est situé à Andillac, au coeur du vignoble gaillacois.
Cette demeure, une gentilhommière languedocienne typique du 15ème et 18ème siècles, est la maison qui vit naître l’écrivain et poète Maurice de Guérin (1810-1839), auteur du « Centaure », de la « Bacchante » et du « Cahier Vert« .
Le journal que sa soeur, Eugénie de Guérin (1805-1848), écrivit à son intention, nous donne une idée de ce qu’était la vie dans le Tarn au 19ème siècle.

C’est donc une demeure d’écrivains dans laquelle nous sommes invités à pénétrer pour nous imprégner du quotidien, de l’intimité, des objets personnels et des lieux des auteurs.

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Nous avons beaucoup aimé cet endroit, et avons été particulièrement senbible à  son atmosphère pleine de sérénité.

Pour plus d’informations, contactez-les : Château-musée du Cayla – 81140 Andillac
Tél : 05 63 33 01 68
Coordonnées GPS :  latitude 44.010286 – longitude 1.899088

Albi, la cathédrale Sainte Cécile

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2010, la cathédrale Sainte Cécile, construite de 1282 à 1390, domine le Tarn du haut d’un piton rocheux.
C’est la plus grande cathédrale de briques au monde, elle mesure 113 mètres de long, 35 mètres de large et son clocher culmine à une hauteur de 78 mètres.
Elle est de style gothique méridional.

Elle fut commandée par l’évêque Bernard de Castanet pour affirmer la puissance de l’Eglise catholique romaine, durant cette période qui suivit la croisade contre les Albigeois et l’Inquisition.

La cathédrale est entièrement peinte à l’intérieur, sur les murs et les voûtes, ce qui représente une surface d’environ 18 500 m2.

Au-dessous de l’orgue on peut admirer une peinture du Jugement Dernier, réalisée au 15ème siècle.

Plus de 270 statues, sculptées par les ateliers bourguignons de Cluny, ornent le jubé, véritable dentelle de pierres.

Les fresques de la voûte, de style Renaissance, furent peintes en trois ans, de 1509 à 1512.

Les orgues, du 18ème siècle, furent conçues par Christophe Moucheret.

Après avoir visité la cathédrale, je vous conseille d’aller admirer les jardins de l’évêché.

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Coordonnées GPS : latitude 43.928374 – longitude 2.142622