Le château de Vénès

 

Le château de VénèsLe château d’origine date du XIIe siècle. C’était une forteresse importante comme on peut encore le constater aujourd’hui.
Il y avait six tours et le château était entouré de douves sèches.

Donnée en apanage aux vicomtes de Lautrec, la seigneurie de Vénès resta dans leur famille jusqu’au XVe  siècle.
Le château subit les combats des guerres de Religion et fut pris par les protestants le 8 juillet 1562. Sur une garnison de 300 hommes il resta moins d’une centaine de survivants qui furent conduits à Castres pour y être exécutés.

Au cours des siècles, le château changea de propriétaires plusieurs fois.
Il fut confisqué à la Révolution , et faute d’entretien, le domaine était en partie en ruines.
En 1820, il faut acheté par la famille Borrel et restauré dans l’esprit néo-gothique.

château de Vénès les douves sèches

 

Le château de Montdragon

Les origines du château de Montdragon sont très anciennes puisque, en 961, château de MontdragonRaimond 1er comte de Rouergue, marquis de Gothie, laissa par testament, à son fils Raimond, le château de « Dragon ».
Montdragon faisait partie de la seigneurie de Lombers, et en fut séparé au cours des siècles suivants après diverses aliénations.
Montdragon ne fut pas touché par la croisade contre les Albigeois ni par la guerre contre les Anglais.
Durant les guerres de Religions, Montdragon resta catholique et participa à de nombreux combats.
En 1625, le sieur de La Guinarié est le gouverneur de Montdragon.

A la fin du 17ème siècle, Pierre Batignes, acheta le domaine de Montdragon, puis ses deux filles lui succédèrent.
Le château fut grandement remanié à la Renaissance, toutefois il conserve quelques traces de son importance passée, particulièrement une fine tour ronde.
Ce château est une propriété privée.

Je remercie le propriétaire de nous avoir ouvert ses portes pour que nous puissions photographier cette mosaïque exceptionnelle. Elle indique le nord.

 

château de Montdragon mosaïque intérieure (2)

château de Montdragon mosaïque intérieure

 

château de Montdragon la marque du constructeur sur la poutre

Sur cette poutre la marque du constructeur est nettement visible.

 

 

 

 

 

 

château de Montdragon

 

 

 

 

 

 

Le château de Malvignol à Lautrec

château de MalvignolLe château de Malvignol est cité dans des textes très anciens, puisqu’il apparaît le 13 février 1258, date à laquelle Donat de Marvinhol fit allégeance au roi parmi les nobles de la vicomté.
Le château actuel fut construit et agrandi par la famille Capriol.
Fortifié certainement dès la guerre de Cent Ans, il le fut à nouveau au 16ème siècle, durant les guerres de Religions, pour résister aux protestants.
En fait il appartenait à une ligne de défenses fortifiées chargée de contenir les protestants au sud de l’Albigeois.
Le château fut détruit et reconstruit au 17ème siècle dans un style plus confortable et moins défensif.  Sa situation, en hauteur, était stratégique car elle permettait d’avoir un oeil sur la route de Graulhet et sur l’ouest de la vicomté de Lautrec. C’était d’ailleurs une maison forte qui assurait la sécurité des populations voisines lors d’attaques des routiers.

 

 

le chateau de Malvignol

Ce château se compose d’une longue façade austère dont les larges ouvertures qui n’existaient pas à l’origine ont été ajoutées à l’époque classique.
Le logis est bâti sur une grande cave et surplombe un jardin en terrasse.
Une large tour ronde du 16ème siècle se trouve à l’angle droit du logis. Sa fonction était de défendre l’accès au bâtiment ; au rez-de-chaussée il y avait la salle des gardes et au-dessus le grenier à grains.

 

 

L’accès à la cour carrée se fait par un porche, la métairie se trouve au nord et le logis, auquel on accède par une belle porte du 17ème siècle à pilastres et à  fronton triangulaire, au sud.

 

 

le chateau de Malvignolchâteau de Malvignol porte du 17ème siècle

 

Le château d’Arifat

château d'ArifatLe château d’Arifat est cité dès le 11ème siècle. Situé en hauteur, il permettait de surveiller la route qui longeait la rivière Durenque. La seigneurie d’Arifat relevait alors des comtes de Castres.
Au début du 12ème siècle, le vicomte Trencavel reçut l’hommage pour le château d’Arifat.
En 1118, le vicomte Bernard-Aton Trencavel, qui partait combattre les sarrasins, céda, par testament, le territoire compris entre le Thoré et l’Agout à son épouse. Arifat faisait partie de ce territoire.  Le château appartenait à la famille Sobira avant la croisade contre les Albigeois. Le château se soumit en 1210 comme tous ceux du Castrais.

A la fin du 15ème et au début du 16ème siècle le château est la propriété de la famille Genibrousse.
Arifat souffrit des guerres de Religions. Le château fut brûlé par les catholiques le 14 avril 1574 et reconstruit trois ans plus tard.
En 1580, Guillaume de Genibrousse vendit la seigneurie à François de Sabattier de Lombers. Ce dernier fut comdamné pour haute trahison et décapité trois ans plus tard. Tous ses biens allèrent à Jacques d’Amboise et Julien Delbène qui vendirent rapidement le château qui changea ainsi de propriétaire à de multiples reprises à travers les siècles.
De nos jours, le château ne ressemble plus à la grande place forte qui était, probablement, l’une des plus importante de la région au 11ème siècle.

Le château de Brassac-de-Castelnau

Brassac le pont du 13e sièle

Sur la rive droite de l’Agout, Brassac-de-Castelnau fut bâti dans le roc, à l’emplacement d’un château fort primitif édifié au 13ème siècle.
La façade du château côté rivière mesure une cinquantaine de mètres de long. Elle a été remaniée fortement au 17ème siècle. Deux tours rondes se trouvent sur cette façade : une a toujours sa toiture pointue alors que l’autre a été abaissée au niveau de la toiture du logis.
Après avoir appartenu au comte de Rouergue, il fut la propriété des comtes de Toulouse qui en héritèrent.

 

 

Au début du 13ème siècle, Simon de Montfort donna le château Brassac-de-Castelnau à Sicard Alaman sous la suzeraineté de Philippe de Montfort.
En  Château de Brassac-de-Castelnau1525, Jean de la Palu devint le seigneur de Brassac, il est catholique. Les propriétaires des deux châteaux, Brassac-de-Belfortès et Brassac-de-Castelnau profitèrent des guerres de Religions pour régler, outre leurs convictions religieuses divergentes, une haine ancestrale qui les opposait.

Brassac-de-Castelnau tomba aux mains des protestants le 21 juin 1569.
Ce château connut une histoire agitée durant cette période.
En 1629, l’Edit de la Paix d’Alès permit un retour au calme et marqua le début d’une grande prospérité liée au textile et aux forges.
Dès 1783, Brassac fut dans l’obligation d’éteindre ses feux, car le marquis de Brassac, propriétaire des forges avait dépensé pour de 60 000 livres et brûlé tous ses bois.
Armand de Brassac, le dernier seigneur, s’éteignit paisiblement en 1799.

Le château de Brassac-de-Belfortès à Brassac

Brassac le pont du 13ème siècle Ce château est construit sur la rive gauche de l’Agout, il fait face au château de  Brassac-de-Castelnau, auquel il est relié par un pont à deux arches qui date du 13ème siècle.

L’existence de deux châteaux, un de chaque côté du pont, s’explique par le fait que chacun des seigneurs en surveillait une extrémité. Ces deux châteaux ont toujours eu une vie administrative indépendante.

 

 

 

Château de Brassac-de-Belfortés

Le château de Brassac-de-Belfortès construit sur des bases du 13ème siècle appartenait à la la famille Soubiran, les anciens seigneurs de Brassac. Plus tard, il fut la propriété de la famille Saint-Vincent-Brassac, protestants.
Remanié au 17éme siécle et réaménagé au 19ème, il garde de son passé féodal une tour ronde.
Le bâtiment principal est un logis rectangulaire, remanié il fait penser à une maison bourgeoise du 19ème siècle.
Accolée au logis, du côté opposé à celui de la tour, se trouve une petite chapelle.

 

La commanderie de Vaour

L’ordre des Templiers fut fondé en 1118. En 1136, le comte de Foix, Roger II, fonda la première commanderie en Languedoc.
C’est autour de 1160 que les templiers s’installèrent une commanderie à Vaour, sur une butte de laquelle on pouvait apercevoir le Quercy, le Lauragais, l’Albigeois, et peut-être même l’Auvergne.
Même si peu de documents nous permettent de donner une description précise des bâtiments, on peut affirmer qu’une maison bâtie selon un plan trapézoïdal avait une superficie de 2500 m2 environ, dont la moitié représentait les surfaces habitables.

commanderie de Vaour    Il   y avait trois corps de logis autour d’une cour intérieure, sur le quatrième côté se trouvait un cimetière.
Un porche s’ouvrait au nord-est, il permettait d’accéder à la cour.
La bâtiment réservé aux activités agricoles se situait face à l’entrée. Ce bâtiment comprenait une grange au rez-de-chaussée ainsi qu’une écurie à l’étage inférieur, à laquelle on accédait par une rampe en pente douce.

A l’est il y avait un donjon d’une vingtaine de mètre de haut. Il abritait au rez-de-chaussée une chapelle accessible aux fidèles. Un escalier à vis conduisait à une        salle voûtée en ogive, comme le rez-de-chaussée.

 

A l’origine, la partie haute du donjon était certainement une plate-forme.
Durant la croisade contre les Albigeois, les chevaliers gardèrent leur neutralité.

commanderie de VaourLe château de Montricoux fut également la propriété des chevaliers de Vaour, dès le 13ème siècle.
Au concile de Vienne en 1311, le Pape Clément V proclama l’abolition de l’ordre des Templiers. La commanderie des Templiers devint celle des Chevaliers de Saint-Jean-De-Jérusalem. Ils gérèrent ce patrimoine jusqu’à ce qu’il soit vendu comme bien national à la Révolution.

La commanderie fut occupée par les services municipaux jusqu’en 1850, ils évacuèrent les lieux devenus trop vétustes. Aujourd’hui, les anciennes écuries sous voûtes sont encore à peu près conservées.

 

 

 

commanderie de Vaour

Commanderie de Vaour (2) commanderie de Vaour

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Poulan

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Construit sur des bases du 12ème siècle, le château de Poulan dans son état actuel date de la fin du 15ème siècle.
Durant les guerres de Religion, il fut occupé par les protestants. En fait, le château fut mentionné la première fois dans des textes en 1598, date à laquelle le seigneur de Poulan fut fait prisonnier par le capitaine Puech qui avait pris possession du château.
Il y avait également un château sur la commune voisine de Pouzols, mais il fut détruit en 1926.
Le château possède à l’est et à l’ouest deux tours qui furent abaissées, pendant la Révolution, à la hauteur des toitures. Il est formé d’un grand corps de logis sur deux étages. Les murs du logis ont une épaisseur d’environ mètre. La tour défensive est située face à l’entrée, elle permettait de protéger le château : d’un côté elle donnait sur la cour et sur l’autre sur la campagne.
Ce château est très bien restauré, c’est une propriété privée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Candèze à Monestiés

le château de Candèze

Les conséquences du traité de Paris  qui suivit  la croisade contre les Albigeois, firent que  l’évêque d’Albi fut nommé vicomte avec des droits reconnus sur Monestiés. En 1282, le roi lui accordé les droits de haute, moyenne et basse justice de la baronnie de Monestiés.
Le château fait partie des anciennes fortifications. Plusieurs éléments montrent l’ancienneté de ce château : les fenêtres à meneaux simple, une tourelle à encorbellement recouverte d’un toit de lauzes de forme conique, la tourelle ronde plus élevée qui dépasse de la tour carrée.

Le château de la Vère

Le château de la Vère se trouve sur la commune de Larroque, à 5 kms de Bruniquel (82).

Château de la Vère ancien relais de chasse des comtes de Toulouse

Ce château fut certainement construit pas la famille de Tholozany qui compta de nombreux capitouls et parlementaires à Toulouse. Cette famille, originaire du Piémont, s’établit au comté de Castres au début du 16ème siècle.

En 1534, Henri nomma Léonard de Tholozany trésorier général du comté de Castres.Le château resta la propriété de la famille de Tholozany jusqu’à très récemment.

Le nouveau propriétaire fit faire des travaux importants. C’est une propriété privée.

 

 

Château de la Vère ancien relais de chasse des contes de Toulouse