Notre-Dame de Sanguinou

Cette chapelle romane est considérée comme étant le plus ancien sanctuaire du département du Tarn. Elle est située au nord du village de Caucalières, sur le Causse, au milieu des prés.
Elle est citée sur les chartes de la fondation de l’abbaye d’Ardorel, dès 1124.
Des fouilles archéologiques menées entre 1949 et 1951, ont permis de découvrir des vases funéraires datant de l’époque gallo-romaine, ainsi qu’un sarcophage de type mérovingien[1] à même le roc. Ceci tendrait à prouver l’existence d’un sanctuaire chrétien dès cette période.

L’église actuelle, classée parmi les églises romanes remarquables du département, date vraisemblablement du XIe siècle. Elle possède une petite nef, sans colonnes ni piliers, couverte d’un plancher.

[1] La période mérovingienne se situe entre 500 et 700.

 

       

 

 

 

 

 

 

 

L’église Saint Victor, à Nages

La commune de Nages se trouve dans les Monts de Lacaune, entre Murat-sur-Vébre et Lacaune.
A l’origine,cette église était la chapelle du château des comtes de Thézan et elle était dédiée à Saint-Martin. L’église paroissiale primitive, dédiée à Saint-Victor se trouvait dans un cimetière. Elle fut détruite lors de la prise de Nages par les protestants, en 1586.
Plutôt que de reconstruite l’ancienne église paroissiale, il fut décidé d’agrandir la chapelle du château et de l’utiliser commme église paroissiale. Ceci explique la différence de style entre le chœur et le fond de l’église.
Une des tours du château a été réaménagée pour servir de clocher.
Cette église possède de très belles fresques réalisées par Michaël Greschny, de 2005 à 2006.

         

                             

         

 

 

L’abbaye-école de Sorèze, Notre-Dame de la Sagne

Cette abbaye bénédictine fut fondée par Pépin d’Aquitaine en 754, au pied de l’oppidum de Berniquaut, qui atteste de la présence des hommes en ces lieux à l’époque du néolithique final . L’abbaye fut démolie au IXe siècle par les Normands ; elle fut rebâtie au Xe siècle et la ville de Sorèze se développa autour d’elle.
En 1636, Louis XII fit don de l’abbaye à Dom Barthélémy Robin. Les bâtiments furent restaurés et le monastère fut affilié à la congrégation de Saint-Maur.
Les moines ouvrirent une école, nommée Séminaire, en 1682, dont la qualité de l’enseignement fut reconnue par le roi Louis XVI qui en fit une école militaire en 1776. Elle attira de nombreux pensionnaires parmi les jeunes nobles désargentés, ils y reçurent une éducation culturelle et physique, dans une grande discipline.
Les écoles militaires furent supprimées en 1793, l’école devint privée.
De 1854 à 1861, elle fut reprise et dirigée par les dominicains, et grâce au Père Lacordaire, l’école devint un lieu d’intelligence et de pédagogie remarquable, reconnue pour la qualité de son enseignement jusqu’à l’étranger. De ce fait, l’école était fréquentée par des élèves du monde entier, véritable foyer de culture permettant l’émergence et le rayonnement de courants de pensées.
L’abbaye, ses bâtiments, son parc de six hectares font partie de la structure médiévale de la commune de Sorèze.
En 1988, elle fut classée monument historique, ainsi que le parc et une partie du village.
L’abbaye-école ferma en 1991.

 


La chapelle Saint-Jean del Frech

La chapelle Saint-Jean del Frech  est située sur la commune de Lacaze, sur le Mont Saint-Jean.
Autrefois les celtes y vénéraient le soleil et installèrent leurs sépultures.
A l’époque carolingienne c’était une tour de guet.  Cette tour devint plus tard le clocher à la chapelle.
Cette chapelle est l’une des plus anciennes du Tarn, elle est mentionnée en 972 la première fois, et le cimetière en 1307.
Pendant la croisade contre les Albigeois, le cimetière aurait abrité des tombes cathares.
C’est une chapelle isolée, le curé habitait la commune de Lacaze.
La chapelle connut la célébrité après la révocation de l’édit de Nantes. Cette région est profondément protestante et les fidèles profitèrent de l’isolement de la chapelle pour s’y réunir clandestinement lors des assemblées du désert entre les XVIe et XVIIIe siècles.
Le 22 avril 1689, une rixe entre les habitants se déroula dans le cimetière et causa la mort d’une dizaine de personnes.
Au cours du XVIIIe siècle, des travaux importants furent accomplis sur décision de l’évêque de Castres, Honoré de Quiqueran de Beaujeu : l’édification d’une croix dans le cimetière, le pavage de l’église, le crépi des murs intérieurs de la nef et leur blanchiment.
Vers 1778, un porche relia l’église à la tour.
L’église fut fermée par l’évêque d’Albi, Jean-Joachim Gausserand, le 2 août 1792.

 

 

 

 

 

 

 

L’observatoire de Nautonier

la tour de Nautonier Très jeune, Guillaume de Nautonier s’est intéressé aux mathématiques et à l’astronomie. Il prit des cours à Réalmont.

Plus tard, Guillaume étudie à l’Académie de Lausanne où il suit pendant plusieurs années des études très complètes. Il obtient un diplôme de  Docteur en théologie. Ensuite il voyage et continue ses recherches en astronomie.

Guillaume de Nautonier, seigneur de Castelfranc fait construire, en 1609, le premier observatoire astronomique de France,à quelques mètres du château familial, à Castelfranc, sur la commune de Montredon-Labessonnié.

Cet observatoire est constitué par une tour carrée qui comporte quatre niveaux. Il est inauguré en 1610. Guillaume de Nautonier a consacré la fin de sa vie à ses travaux d’astronomie.

Le château de Montcuquet

château de MontcuquetLe château de Montcuquet fait partie de la trentaine de places-fortes qui entouraient le château de Lautrec au Moyen Age, afin de le soutenir militairement. Ces places-fortes  permettaient aussi  aux habitants de la vicomté de  Lautrec de pouvoir se réfugier en cas d’attaque.
Montcuquet fut transformé en château durant la guerre de Cent Ans.
Le château appartenait à Pierre Dupuy, seigneur d’Ambres, de Cabrilles et de Montcuquet en 1451.

Il changea plusieurs fois de propriétaires jusqu’en 1854, date à laquelle Montcuquet devint la propriété de la famille Vène,  et ce jusqu’à nos jours.

 

 

Château de MontcuquetLe château actuel date du XVe siècle, il conserve deux grosses tours de son époque médiévale.
Les différents bâtiments entourent une belle cour intérieure.
Sur le mur de la porte d’entrée se trouve une sculpture qui représente une femme à la colombe.
Le château est une propriété privée qui ne se visite pas.

 

Le château de Vénès

 

Le château de VénèsLe château d’origine date du XIIe siècle. C’était une forteresse importante comme on peut encore le constater aujourd’hui.
Il y avait six tours et le château était entouré de douves sèches.

Donnée en apanage aux vicomtes de Lautrec, la seigneurie de Vénès resta dans leur famille jusqu’au XVe  siècle.
Le château subit les combats des guerres de Religion et fut pris par les protestants le 8 juillet 1562. Sur une garnison de 300 hommes il resta moins d’une centaine de survivants qui furent conduits à Castres pour y être exécutés.

Au cours des siècles, le château changea de propriétaires plusieurs fois.
Il fut confisqué à la Révolution , et faute d’entretien, le domaine était en partie en ruines.
En 1820, il faut acheté par la famille Borrel et restauré dans l’esprit néo-gothique.

château de Vénès les douves sèches

 

Le château de Montdragon

Les origines du château de Montdragon sont très anciennes puisque, en 961, château de MontdragonRaimond 1er comte de Rouergue, marquis de Gothie, laissa par testament, à son fils Raimond, le château de « Dragon ».
Montdragon faisait partie de la seigneurie de Lombers, et en fut séparé au cours des siècles suivants après diverses aliénations.
Montdragon ne fut pas touché par la croisade contre les Albigeois ni par la guerre contre les Anglais.
Durant les guerres de Religions, Montdragon resta catholique et participa à de nombreux combats.
En 1625, le sieur de La Guinarié est le gouverneur de Montdragon.

A la fin du 17ème siècle, Pierre Batignes, acheta le domaine de Montdragon, puis ses deux filles lui succédèrent.
Le château fut grandement remanié à la Renaissance, toutefois il conserve quelques traces de son importance passée, particulièrement une fine tour ronde.
Ce château est une propriété privée.

Je remercie le propriétaire de nous avoir ouvert ses portes pour que nous puissions photographier cette mosaïque exceptionnelle. Elle indique le nord.

 

château de Montdragon mosaïque intérieure (2)

château de Montdragon mosaïque intérieure

 

château de Montdragon la marque du constructeur sur la poutre

Sur cette poutre la marque du constructeur est nettement visible.

 

 

 

 

 

 

château de Montdragon

 

 

 

 

 

 

Le château de Malvignol à Lautrec

château de MalvignolLe château de Malvignol est cité dans des textes très anciens, puisqu’il apparaît le 13 février 1258, date à laquelle Donat de Marvinhol fit allégeance au roi parmi les nobles de la vicomté.
Le château actuel fut construit et agrandi par la famille Capriol.
Fortifié certainement dès la guerre de Cent Ans, il le fut à nouveau au 16ème siècle, durant les guerres de Religions, pour résister aux protestants.
En fait il appartenait à une ligne de défenses fortifiées chargée de contenir les protestants au sud de l’Albigeois.
Le château fut détruit et reconstruit au 17ème siècle dans un style plus confortable et moins défensif.  Sa situation, en hauteur, était stratégique car elle permettait d’avoir un oeil sur la route de Graulhet et sur l’ouest de la vicomté de Lautrec. C’était d’ailleurs une maison forte qui assurait la sécurité des populations voisines lors d’attaques des routiers.

 

 

le chateau de Malvignol

Ce château se compose d’une longue façade austère dont les larges ouvertures qui n’existaient pas à l’origine ont été ajoutées à l’époque classique.
Le logis est bâti sur une grande cave et surplombe un jardin en terrasse.
Une large tour ronde du 16ème siècle se trouve à l’angle droit du logis. Sa fonction était de défendre l’accès au bâtiment ; au rez-de-chaussée il y avait la salle des gardes et au-dessus le grenier à grains.

 

 

L’accès à la cour carrée se fait par un porche, la métairie se trouve au nord et le logis, auquel on accède par une belle porte du 17ème siècle à pilastres et à  fronton triangulaire, au sud.

 

 

le chateau de Malvignolchâteau de Malvignol porte du 17ème siècle

 

Le château d’Arifat

château d'ArifatLe château d’Arifat est cité dès le 11ème siècle. Situé en hauteur, il permettait de surveiller la route qui longeait la rivière Durenque. La seigneurie d’Arifat relevait alors des comtes de Castres.
Au début du 12ème siècle, le vicomte Trencavel reçut l’hommage pour le château d’Arifat.
En 1118, le vicomte Bernard-Aton Trencavel, qui partait combattre les sarrasins, céda, par testament, le territoire compris entre le Thoré et l’Agout à son épouse. Arifat faisait partie de ce territoire.  Le château appartenait à la famille Sobira avant la croisade contre les Albigeois. Le château se soumit en 1210 comme tous ceux du Castrais.

A la fin du 15ème et au début du 16ème siècle le château est la propriété de la famille Genibrousse.
Arifat souffrit des guerres de Religions. Le château fut brûlé par les catholiques le 14 avril 1574 et reconstruit trois ans plus tard.
En 1580, Guillaume de Genibrousse vendit la seigneurie à François de Sabattier de Lombers. Ce dernier fut comdamné pour haute trahison et décapité trois ans plus tard. Tous ses biens allèrent à Jacques d’Amboise et Julien Delbène qui vendirent rapidement le château qui changea ainsi de propriétaire à de multiples reprises à travers les siècles.
De nos jours, le château ne ressemble plus à la grande place forte qui était, probablement, l’une des plus importante de la région au 11ème siècle.