Le château de Brametourte à Lautrec

Le château de Brametourte, bâti au XIe siècle,  appartenait au seigneur d’Ambres.
Au cours des siècles, il fut totalement fortifié.
Il s’inscrit dans un plan carré, une tour se trouvait dans chaque coin afin d’obtenir une visibilité maximale sur les alentours et également pour renforcer la vulnérabilité des coins.
Aujourd’hui, deux sont encore là, une carrée et  l’autre cylindrique.

Les caves permettaient de conserver la nourriture et un souterrain reliait le donjon à l’église du village.
Le château est entouré de profondes douves.

Pierre Dupuy, fils d’Antoine Dupuy, seigneur  de Cabrilles et de Montcuquet fut le propriétaire de Brametourte en 1474.
De 1502 à 1532, il appartint à Alexis Dupuy.
Durant les guerres de Religion, des combats se déroulèrent au château qui fut pris par Turenne le 29 août 1580. Le château devint donc protestant.
Pendant les années qui suivirent, l’état du château se délabra sans cesse jusqu’à ce qu’il soit entièrement et traditionnellement restauré de nos jours.

Si l’on en croit la légende, le nom de Brametourte aurait pour origine les amours malheureuses de la jeune fille du château.

Ce château est une propriété privée.

Le château de Montgey

Ce château  est construit sur un promontoire rocheux, non loin de Revel.

Le château d’origine existait déjà au début du XIIIe siècle, puisque, en avril 1211,  l’armée de Roger Bernard, défit et massacra, avec l’aide de Gérard de Pépieux, le corps des croisés allemands qui se rendaient à Lavaur pour grossir les troupes de Simon de Montfort.
Pour se venger, Simon de Montfort fit détruire le château et le village.
Le château fut rebâti peu de temps après par son seigneur, Jourdain de Roquefort.

Au cours des siècles, le château changea plusieurs fois de propriétaires. Il traversa les guerres de Religion sans dommage.

En 1435, le château de Montgey fut acheté par Hugues de la Baylié. Il entra ensuite par alliance dans les familles d’Auriol, baron d’Esplas et de Salesses puis il fut revendu à la famille Albouy.

Plus tard, Charles de Franc, seigneur de Cahuzac en devint le propriétaire.
En 1770, Jeanne-Louise de Franc épousa Joseph de Lacoste, baron de Belcastel. Le château resta dans la famille jusqu’en 1945, date à laquelle il fut vendu à Eliane Lamy.
Depuis 1971, il appartient à la famille Bouyssou.

Les murs qui se trouvent entre les tours de l’ouest datent du XIIe siècle. Ils font  près de trois mètres d’épaisseur.
Le château est formé de quatre bâtiments qui entourent une cour. Il possède trois tours carrées et une tour polygonale.
Au sud, des tourelles le protègent.

C’est une propriété privée.

Le château de Montespieu

Le château de Montespieu est situé sur la commune de Navès.
Le château primitif est mal localisé sur les documents, mais on sait toutefois qu’il se situe à une distance d’à peu près une lieue[1] et qu’il était en ruine en 1508.

C’est Pierre III d’Huc qui fit construire le château actuel vers 1510, ce domaine fut agrandi par ses fils avant de passer par alliance à la famille Padiès et aux Toulouse-Lautrec, baron de Montfa.
En 1570, le château fut mis à sac et incendié par l’armée du roi.

Le 19 juillet 1591, une altercation opposa le baron et le vicomte du Montfa aux habitants de Labruguière. Les deux seigneurs furent emprisonnés sous ordre de Montmorency et libérés peu de temps après.
Le vicomte s’installa à Montespieu.

Abel de Suc devint le propriétaire de Montespieu le 23 mai 1600.
Le château passa ensuite à la famille Scorbiac, et en 1680, Antoine de Juge, seigneur de Fabrègues acquit le château de Montespieu par préemption.

Durant la Révolution, le château subit de nombreuses dégradations et les créneaux furent arasés.
A la fin du XIXe siècle, Paul de Juge décida de faire restaurer le château.

Le château resta dans la famille de Juge jusqu’en 1964, date du décès d’Henriette de Juge.

Ce château est une forteresse néo-médiévale, il possède sept tours, trois appartiennent au corps principal et les quatre autres aux pavillons.
Il se compose de trois ailes qui entourent une cour intérieure. Dans le parc se trouve des pigeonniers.

Ce château est une propriété privée, fermée au public.

[1]  Soit 4 kms environ

 

Le château de Massaguel

Le château de Massaguel se trouve au pied de la Montagne Noire.  Sa situation en  hauteur, à l’entrée de la vallée, permettait certainement de contrôler la traversée du massif.

Le château a connu plusieurs réaménagements au cours des siècles.

Au XVIIIe siècle, le château est aménagé pour être plus confortable, il perd sa fonction défensive.

En 1152, un « mas » est  mentionné à Massaguel, dans le contrat de mariage entre Pierre de Puylaurens et Diaz de Faberzan. Le mas est la propriété de la famille de Dourgne, Pierre de Puylaurens et ses frères Isarm et Bégon, seigneurs de Dourgne, en sont les copropriétaires.

En 1226, les Rousseau, seigneurs de Massaguel,  sont cités dans les textes.  Il existait probablement un château à Massaguel à cette date, même s’il n’existe pas ou plus de texte le mentionnant.
Ce n’est qu’en 1433 que le château apparait dans les textes, lorsque Hugues de la Roque (ou de la Tour) l’achète.
En 1498, il appartient à Jean Daucet (ou de Dolcet) qui rend hommage au roi pour sa seigneurie de Massaguel. Il est représenté par le Sénéchal de Toulouse.

Suite à un mariage, le château entre dans la famille de Lautrec, dans la première moitié du XVIe siècle. Jean de Lautrec en est le seigneur en 1548.

Durant les guerres de Religion, le château  est une place forte des protestants. Il est l’objet de nombreuses luttes entre catholiques et protestants.

Entre 1580 et 1595, Massaguel fait partie des places fortes tenues par les Huguenots.

Le 1er mai 1619, Jean II, le fils de Jacques, épouse Marguerite de Loubens.
Il participe aux guerres de Religion et côtoie le Prince Henri de Rohan, chef des églises réformées de France dans le Haut et le Bas Languedoc.
En 1649, Jean II s’éteint à Massaguel.
Jusqu’en 1664, le château reste dans la famille de Nadal.
Le dernier des Nadal,  n’ayant pas de descendant, lègue son château et tous ses biens à son neveu Jean-François de Saint-Jean.
Le château restera dans la famille de Saint-Jean jusqu’au 30 décembre 1768, date de la vente de la seigneurie de Massaguel.
Les nouveaux propriétaires sont Jean-Jacques Fabre et son fils aîné Jean.  Ils sont négociants drapiers à Dourgne.
Jean Fabre de Massaguel  se marie avec Marie de Pagan. Il est seigneur de Massaguel et coseigneur de Dourgne et d’Arfons.  Très rapidement il abandonne son activité de négociant drapier pour s’occuper de la gestion de ses domaines.
Jean et Jean-Jacques Fabre sont emprisonnés durant un an après la Révolution française, de 1793 à 1794, et relâchés, leurs biens leur sont rendus.

De nos jours, la famille Fabre est toujours propriétaire du château.

Notre-Dame de Ruffis

Notre-Dame de Ruffis se trouve à la sortie de Montredon-Labessonnié, sur la route de Lacaune.

La tour est  d’origine médiévale. Elle sert aujourd’hui de clocher, mais  était certainement la tour de guet d’une place-forte qui protégeait le château de Montredon.
Elle a servi de presbytère jusqu’à la Révolution.
La chapelle est de style roman, avec un plan de croix latine.
Elle a été restaurée plusieurs fois : en 1759, 1848 et 1948.

 

L’église de Ruffis était, avant la Révolution, une annexe de la paroisse de Blaucau, avec laquelle elle partageait, pour cause de grande pauvreté, le même calice, le même missel et les mêmes ornements.

Après le concordat de 1802, Notre-Dame de Ruffis fut rattachée à la paroisse de Labessonnié.

Depuis 1997, une association de bénévoles passionnés entretient, après l’avoir restaurée, cette chapelle et son environnement.

Le château de Paulin

Du haut de son rocher, à plus de cent mètres de hauteur, le château dominait la seigneurie de Paulin, qui était l’une des plus anciennes et des plus importantes du Languedoc.
Le seul vestige du château féodal d’origine est le donjon.
Durant le  XIe siècle, le château était assujetti à la vicomté de Lautrec.
Au XIIIe siècle, Guillaume de Paulin soutenait les cathares, il fut dépouillé de ses biens qui furent donnés aux Lautrec qui devinrent barons de Paulin en 1225.

 

En 1327, la seigneurie de Paulin devint une vicomté,  propriété des Rabastens.

En 1331, le château fut pris par une troupe de mercenaires, des routiers, et il fallut  attendre 1384 et le paiement d’une rançon pour qu’ils consentent à quitter les lieux.

En 1682, le château fut ruiné suite à des contestations de successions.

Ce château est une propriété privée et ne se visite pas.

 

 

 

 

 

 

 

Le château de La Roque

Le château de La Roque date d’avant la décadence carolingienne, il a donc été construit avant 750.
Il est aujourd’hui en ruine, et vous pouvez l’apercevoir à Saint-Antonin-de-Lacalm, sur un piton rocheux qui surplombe le Dadou à soixante-dix mètres de haut.

Il a probablement été édifié à l’emplacement d’une ancienne tour de guet.

 

 

Dans les archives de l’Ordre de Malte, à Toulouse, se trouve un document qui fait référence au château. Ce document date de 974, c’est certainement le premier à citer le château.

Le château, connu alors sous le nom de  Laroque d’Arifat, était le chef-lieu d’une des plus anciennes seigneuries  de la région.

Durant la guerre de Cent Ans, les Anglais trouvèrent un passage le long du Dadou, les châteaux de Rasisse, Rayssac, Arifat, La Roque,  tombèrent les uns après les autres.

Notre-Dame de l’Assomption à Lacaune

Au XIe siècle, il y avait une chapelle à la place de l’église actuelle. Elle a été détruite durant les guerres de religions.
C’est en septembre 1668 que commença la construction de Notre-Dame de l’Assomption qui connut des réaménagements.
Elle est construite en granit, schiste et ardoise.

 

 

 

 

 

Sous le porche, à l’entrée de l’église se trouve une croix en pierre rouge. Cette croix était celle de l’ancien cimetière.

    

Notre-Dame de Sanguinou

Cette chapelle romane est considérée comme étant le plus ancien sanctuaire du département du Tarn. Elle est située au nord du village de Caucalières, sur le Causse, au milieu des prés.
Elle est citée sur les chartes de la fondation de l’abbaye d’Ardorel, dès 1124.
Des fouilles archéologiques menées entre 1949 et 1951, ont permis de découvrir des vases funéraires datant de l’époque gallo-romaine, ainsi qu’un sarcophage de type mérovingien[1] à même le roc. Ceci tendrait à prouver l’existence d’un sanctuaire chrétien dès cette période.

L’église actuelle, classée parmi les églises romanes remarquables du département, date vraisemblablement du XIe siècle. Elle possède une petite nef, sans colonnes ni piliers, couverte d’un plancher.

[1] La période mérovingienne se situe entre 500 et 700.

 

       

 

 

 

 

 

 

 

L’église Saint Victor, à Nages

La commune de Nages se trouve dans les Monts de Lacaune, entre Murat-sur-Vébre et Lacaune.
A l’origine,cette église était la chapelle du château des comtes de Thézan et elle était dédiée à Saint-Martin. L’église paroissiale primitive, dédiée à Saint-Victor se trouvait dans un cimetière. Elle fut détruite lors de la prise de Nages par les protestants, en 1586.
Plutôt que de reconstruite l’ancienne église paroissiale, il fut décidé d’agrandir la chapelle du château et de l’utiliser commme église paroissiale. Ceci explique la différence de style entre le chœur et le fond de l’église.
Une des tours du château a été réaménagée pour servir de clocher.
Cette église possède de très belles fresques réalisées par Michaël Greschny, de 2005 à 2006.